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Indigène plutôt qu’exotique

Fleur blanche et feuilles vert foncé du laurier-cerise

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2 min de lecture

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Le laurier-cerise pousse rapidement, reste vert toute l'année et est très apprécié comme plante de haie. Cependant, dans la nature, il devient vite un problème : il évince les espèces indigènes et se propage de manière incontrôlée. Pourquoi sa vente est-elle désormais interdite en Suisse et que peuvent faire les propriétaires de jardins ?

Les néophytes sont des plantes exotiques qui ont été introduites dans de nouvelles régions après 1492 – l'année de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb – de manière volontaire ou accidentelle. Sans intervention humaine, elles n'auraient jamais pu franchir les barrières naturelles telles que les mers ou les montagnes. Certaines de ces espèces se répandent de manière incontrôlée, évincent les plantes indigènes et modifient les habitats naturels. Elles sont appelées néophytes invasives.

L'envahisseur évince les plantes indigènes

Un exemple bien connu est le laurier-cerise, originaire d’Asie Mineure. Son feuillage dense et persistant ainsi que sa croissance rapide en font une plante de haie très appréciée. En revanche, ses fleurs et ses fruits ne sont guère utiles à la faune locale. Seuls les oiseaux les consomment, contribuant ainsi à la propagation incontrôlée de l'arbuste, notamment en forêt où il trouve des conditions idéales. Là, cet envahisseur à la croissance rapide et au feuillage épais prive les espèces indigènes de lumière, entraînant leur disparition et, avec elles, celle des ressources alimentaires essentielles pour les insectes et les animaux.

Enlever les fleurs

Afin d’enrayer sa propagation, le laurier-cerise ne peut plus être vendu en Suisse depuis 2024. Ceux qui en possèdent déjà dans leur jardin ne sont pas obligés de l’enlever, mais ils ont une responsabilité :

Pour éviter sa propagation, il est recommandé de supprimer les fleurs du laurier-cerise en mai et juin et d’arracher les jeunes plants avec leurs racines.

Attention toutefois : le laurier-cerise est tenace. Il faut l'éliminer avec le plus grand soin pour éviter qu'il ne repousse.

Les amateurs de jardinage qui souhaitent non seulement lutter contre l'invasion des néophytes, mais aussi favoriser activement la biodiversité peuvent opter pour des arbustes indigènes qui offrent nourriture et habitats aux insectes, petits animaux et oiseaux. Certaines communes encouragent cette démarche par des actions d'échange : remplacer le laurier-cerise par du cornouiller mâle, du noisetier, de l’if commun ou de l’épine-vinette.

Fleurs jaunes d'un cornouiller mâle

Le cornouiller mâle est une plante indigène.

À noter que ce qui s’applique au laurier-cerise est également valable pour le palmier du Tessin et le buddleia de David ou arbre à papillons. Ces plantes ornementales très appréciées sont aussi considérées comme des néophytes invasives et ne peuvent plus être vendues.

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